Créer une SARL ou une société à responsabilité limitée sans apport est tout à fait possible dans la mesure où l’entrepreneur a la possibilité d’emprunter de l’argent ou de rechercher des investisseurs afin de gonfler le capital social de la société.

Dans l’optique de trouver un financement nécessaire au lancement du projet entrepreneurial, il conviendra de montrer au prêteur ou éventuellement à l’investisseur que cedit projet est viable.

Pour ce faire, il convient de bien prouver que l’activité envisagée aura parfaitement la possibilité de générer des bénéfices afin de rembourser l’emprunt contracté ou de permettre d’avoir un retour sur investissement aux investisseurs.

Afin de mieux se préparer face à ces tiers, il sera utile d’établir un plan détaillé sur l’analyse du marché tout en effectuant un business plan fiable et cohérent. En outre, le créateur de la SARL pourra également bénéficier de plusieurs aides, allant du prêt à taux zéro à l’allègement des impôts.

Dans cet article, nous allons parler des moyens existants afin de créer une SARL sans apport.

 

Les moyens pour créer une SARL sans apport : les conditions à respecter afin d’effectuer la création

 

La SARL, une société dont le montant du capital social est libre

Avant toute chose, il est nécessaire de préciser une caractéristique qui permet à la SARL d’être créé sans aucun apport.

Rappelons que c’est au niveau de la liberté conférée par la législation française en la matière qui fait que cette pratique est possible. En effet, la loi n’exige pas au créateur d’une SARL de respecter un seuil minimum concernant la somme d’argent qu’il versera pour constituer le capital social de sa société.

Ainsi, en théorie, il est tout à fait envisageable de créer ce type de société avec un euro, mais dans la pratique, cela n’est pas du tout commun.

 

Préparer minutieusement l’analyse du marché avant la création de la SARL

Pour le créateur de la SARL, faire une bonne étude du marché est une condition très importante qui lui permettra de constituer sa société sans apports personnels. Pour ce faire, il convient de mener une enquête sur le marché dans le but de récolter le maximum d’informations concernant l’offre et la demande.

C’est-à-dire qu’il sera nécessaire de déterminer les besoins et les préférences des consommateurs potentiels, tout en déterminant le niveau de la demande. Ensuite, il sera également utile d’identifier les potentiels concurrents en ciblant les entreprises déjà présentes sur le marché, et de savoir exactement leurs parts dans cedit marché.

L’intérêt de cette démarche est le fait de savoir si la réalisation de bénéfices est possible dans le cas de la création de la SARL.

 

Le business plan ; un document indispensable pour créer une SARL sans apport

Il s’agit ici d’une étape primordiale avant la création d’une SARL. Le business plan est important parce que dans certaines situations, les banques françaises ne veulent pas prendre de risque dans le financement d’une création d’entreprises sans l’appui d’un projet méticuleusement préparé.

Pour procéder à la bonne structuration de ce document, il faudra prendre en considération de certains critères.

Par exemple, pour que le projet soit viable, il faudra tenir compte de l’emplacement géographique du commerce, de la nature de la clientèle ou encore de la valeur du montant de l’investissement de départ. En outre, il est également important de jauger l’expérience de l’entrepreneur.

 

Quid de l’implication d’un investisseur pour créer une SARL sans apport personnel ?

Afin de gonfler le montant du capital social de la SARL en cours de formation, il est fréquent de faire appel à un investisseur étranger à l’entreprise.

Ces tierces personnes peuvent notamment être des proches (love money), des entreprises qui désirent apporter une diversification à leur activité, ou encore les business angel et les établissements de crédit dans le cadre des prêts participatifs.

Toutefois, la prudence doit toujours être de mise afin d’éviter la perte de contrôle totale sur la SARL à cause de l’entrée des tierces personnes à l’entreprise. Pour contrer ce problème, il convient de définir préalablement à travers les dispositions statutaires la limitation de pouvoir de décision de ces investisseurs.

 

Les démarches à réaliser pour créer une SARL sans apport : les formalités administratives et les différentes aides existantes

 

Les formalités administratives à prendre en considération

À l’instar de toutes les autres formes sociétales, la création d’une SARL avec ou sans apport personnel nécessite de suivre une succession d’étapes prédéfinies.

On parle entre autres de la rédaction statutaire, de la réalisation des apports et de leur dépôt dans un compte bancaire dédié à la société, de la recherche de l’adresse de domiciliation de l'entreprise, de la publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales, et enfin de l’immatriculation de la SARL au RCS par le biais d’un dépôt de dossier complet directement au greffe du tribunal de commerce ou par l’intermédiaire du CFE compétent (accompagné de la demande d’immatriculation).

 

Les éventuelles aides à la création d’entreprises existantes

Afin de profiter d’une aide à la création d’entreprises, l’entrepreneur peut se tourner vers ces différentes solutions :

- L’ACRE ou l’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprises (exonération sur 12 mois concernant une partie des cotisations sociales qu’il doit payer, dans le but de demander l’ARCE ou l’aide à la reprise et à la création d’entreprises. Dans ce cas, une partie des droits à indemnisation sera obtenue sous forme de capital social) ;

Les aides obtenues grâce à l’OSEO dans certains cas relatifs à des activités nécessitant des dépenses de recherche ;

- La prime relative à l’aménagement du territoire donnée aux SARL s’installant dans certaines zones du territoire français ;

- Les diverses subventions nationales (la prime d’aménagement citée ci-dessus par exemple) et celles venant de l’Europe (pour cette dernière aide, on peut parler du FEI ou du fonds européen d’investissement par exemple) ;

- L’obtention d’un prêt d’honneur (accordé par un organisme, et ce dernier ne demande pas d’intérêts ni de garanties. Le montant de ce prêt variera du type de projet du créateur de la SARL et de ses besoins spécifiques) ;

- Des exonérations d’impôt sur les sociétés, etc.

Enfin, le créateur de la SARL peut aussi bénéficier du crédit d’impôt relatif à la compétitivité et l’emploi, connu sous le sigle CICE. Il ne faut pas écarter la possibilité d’obtenir des financements de la part de la banque publique d’investissement ou BIP.

Créer