La création d’une entreprise est une grande décision dans la vie de l’entrepreneur. Elle représente la concrétisation d’un projet, généralement celui d’une vie entière. Par conséquent, créer son entreprise se fait après mure réflexion, que cela concerne l’activité, la clientèle, le lieu d’installation, le business plan, etc.

Bien évidemment, la création d’une entreprise nécessite un fond de départ qui sera utilisé pour démarrer l’activité mais aussi pour créer l’entreprise elle-même. Idéalement, cette deuxième utilisation est réduite afin de permettre à l’entrepreneur d’avoir le maximum de liquidité pour lancer et développer son entreprise.

Cet article donnera aux futurs entrepreneurs des astuces et bons plans afin de créer une entreprise à un cout aussi réduit que possible.

 

Les formes juridiques les moins chères à créer

 

Le premier choix qu’un entrepreneur doit faire lorsqu’il décide de créer son entreprise est la forme juridique de celle-ci. De cela dépendront ses obligations et sa responsabilité par rapport à l’entreprise mais également le cout que sa création peut engendrer.

En effet, la création d’une société, donc : une SARL, une SAS, une SA, une SCI nécessite la réalisation de plusieurs formalités comme la rédaction des statuts, l’évaluation du capital social, une publication dans un journal d’annonces légales et les frais de greffe.

Une société est donc relativement couteuse à créer même si elle offre l’avantage de protéger le patrimoine personnel de l’entrepreneur en cas de dette et que son fonctionnement est relativement adaptable aux besoins de l’entrepreneur en fonction de la forme juridique choisie.

Contrairement à la création d’une société, la création d’une entreprise individuelle est beaucoup moins couteuse puisqu’elle ne nécessite pas les démarches précédemment citées. Il suffit, pour créer une Entreprise Individuelle d’effectuer une déclaration de début d’activité auprès du Centre de Formalités des Entreprises compétent et de payer les frais relatifs aux démarches administratives.

De par le fait que la personnalité juridique de l’entreprise individuelle ne fait qu’un avec la personnalité juridique de l’entrepreneur, il n’y a pas besoin de rédiger des statuts, publier des avis de création, etc..

. En revanche, il faut se rappeler que pour qu’un bien immobilier appartenant à l’entrepreneur ne puisse pas être saisi, une déclaration d’insaisissabilité devant notaire doit être faite et cela engendra des frais assez conséquents.

Il y a également Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée ou EIRL qui peut être créée sur simple déclaration auprès du CFE compétent ou en transformant une Entreprise Individuel.

Cette forme juridique dissociera le patrimoine de l’entreprise et de l’entrepreneur mais impliquera l’évaluation des biens si ceux sont supérieurs à 30 000 euros, le dépôt des comptes et la mention EIRL dans toutes les communications de l’entreprise.

 

Les frais de création pouvant être réduits ou supprimés

 

Si l’entrepreneur choisit de créer une société donc de respecter les différentes étapes qui sont :

- La rédaction des statuts ;

- L’évaluation des apports ;

- La publication de l’avis de constitution dans un journal d’annonces légales ;

- La domiciliation de la société ;

- Les démarches auprès du CFE ;

Il existe des astuces qui permettent de réduire les frais inhérents à la création de la société.

Premièrement en ce qui concerne la rédaction des statuts, l’entrepreneur peut choisir de les rédiger lui-même. Pour cela, il peut se baser sur des modèles gratuits disponibles sur internet ou en se référant à des sites internet spécialisés.

Il peut également prendre connaissance des textes règlementaires applicables pour pouvoir rédiger des statuts répondant à toutes les exigences règlementaires et à ses besoins. Cette première option permettra à l’entrepreneur de supprimer totalement le cout des frais liés à la rédaction des statuts.

Néanmoins, comme les statuts sont la base qui régira le fonctionnement de la société dans le futur, il est très important de faire attention à chaque phrase rédigée et de s’assurer que la volonté de l’entrepreneur est établie sans équivoque.

Si l’entrepreneur a des doutes quant à sa connaissance, il peut choisir de faire appel à des agences juridiques spécialisées en création d’entreprises, que ce soit en ligne ou de proximité pour réaliser la rédaction des statuts. Cette option sera beaucoup moins couteuse que de faire appel à un avocat ou à un notaire.

Ces solutions s’appliquent également en ce qui concerne la rédaction de l’avis de constitution de la société qui sera publié dans le journal d’annonces légales diffusé dans le département où la société aura son siège social.

Pour cette étape, l’entrepreneur peut également prendre le temps de faire un comparatif des tarifs appliqués par chaque journal habilité à recevoir des annonces légales dans son département.

Deuxièmement en ce qui concerne l’évaluation des apports. Faire appel à un commissaire aux apports est obligatoire si un bien apporter en apport a une valeur supérieure à 30 000 euros ou si la valeur des apports en nature dépasse la moitié du capital social.

Si l’un de ces deux critères n’est pas réalisé, alors faire appel à un commissaire aux apports n’est pas obligatoire et il s’agira d’une dépense qui n’a pas lieu d’être.

Enfin, en ce qui concerne la domiciliation de l’entreprise, pour réduire les frais au maximum, l’entrepreneur peut choisir de domicilier son entreprise à son domicile personnel. Cela lui évitera de louer un local et lui permettra même de se reverser un loyer si l’activité de l’entreprise le permet.

Néanmoins, même s’il s’agit de l’option la moins chère, elle présente de nombreux inconvénients tels que la divulgation de l’adresse personnelle du dirigeant à toutes les relations commerciales de l’entreprise.

Il est également possible que cette domiciliation soit temporaire si l’entrepreneur est locataire et que son contrat ou le règlement applicable à son domicile l’interdisent d’utiliser son domicile comme siège social d’une entreprise.

Pour éviter ces désagréments, l’entrepreneur peut choisir de se domicilier dans une domiciliation collective c’est-à-dire un espace de coworking, un hôtel d’entreprise, une pépinière d’entreprises, etc. ce sont des structures dédiées aux nouvelles entreprises avec des mesures d’accompagnement pour les aider à se créer et se développer. Néanmoins, il faut s’assurer que la domiciliation ne sera pas temporaire.

Il y a également le choix de la domiciliation qui permettra à l’entreprise d’avoir une adresse permanente pour son siège social, généralement une adresse prestigieuse, la réception et la réexpédition du courrier, éventuellement un espace de travail, une assistance téléphonique et des conseils juridiques et fiscaux.

Le principal avantage de la domiciliation commerciale est que ces services sont fournis à des couts très intéressants, variant en fonction des services connexes demandés.

 

Comment