Une entreprise de conseil fournit des services de prestation intellectuelle. Elle est également appelée société de consultant ou cabinet consulting. Comme son nom l’indique, une entreprise de conseil est une structure regroupant des professionnels appelés consultants.

Une entreprise de conseil peut concerner divers domaines d’activités, allant du domaine juridique au domaine de l’informatique. La liste est longue. Cet article va présenter étape par étape tout ce qu’il faut savoir sur la création d’une société de consulting.

 

1re étape : Bien structurer le projet

 

Avant de se lancer aux différentes procédures administratives, il convient de bien recadrer le projet. En effet, une étude approfondie est nécessaire pour assurer la pérennité de l’activité à entreprendre. La structuration passe par deux étapes principales.

 

Définir son domaine d’expertise

La première question est la suivante : quel est mon domaine d’expertise ? Pour devenir un bon consultant, il faut définir en amont le domaine d’expertise. Pour exceller dans la consultance, avoir une spécialité est crucial. Cela permet d’être la référence.

En principe, l’expertise s’acquiert par les expériences. Il est donc judicieux d’opter pour le domaine dans lequel vous avez plus d’expériences professionnelles.

Pour améliorer les connaissances acquises, il est possible que vous ayez besoin de recourir à une formation complémentaire. Être consultant n’es pas limité au savoir-faire, le savoir-être est également nécessaire pour se lancer efficacement.

 

Faire une étude de marché et établir le business plan

Avant de pénétrer dans un nouveau marché, faire une étude est essentiel. Cela permet non seulement d’avoir une idée globale sur le projet d’entreprise. À travers cette étape ressortira : la force, les faiblesses, la concurrence. Ce qui permettra d’adopter une bonne stratégie de marketing et de communication pour se démarquer.

À la fin de l’étude de marché, un business plan ou plan d’affaires doit être établi. C’est un document qui présente de manière claire et concise le projet pendant certaines périodes. Il présente une vue d’ensemble sur l’état financier et le budget.

NOTE : Le business plan est un document de référence à présenter auprès des bailleurs à l’occasion d’une demande de financement.

En outre, il est important de prendre connaissance des différentes aides à la création proposées par l’État français.

 

2e étape : Choisir le statut juridique

 

C’est l’étape relative à la forme sociétaire de l’entreprise de conseil. Il convient de rappeler que le recours au mécanisme de société est nécessaire pour avoir une structure ayant la personnalité juridique.

Le Code du commerce propose plusieurs statuts juridiques. D’une part, il y a les formes de société pour ceux qui veulent se lancer seuls. On peut citer : la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) et l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée).

D’autre part, on a les formes pour ceux qui veulent s’associer : la SAS (société par actions simplifiée) et la SARL (société à responsabilité limitée).

Comment faire le choix ? Afin de mener à bien le choix, il est essentiel de prendre en considération les points suivants :

- La responsabilité des associés ;

- Les modalités de direction de la société ;

- Le régime fiscal.

En outre, le choix du statut juridique va de pair avec le choix du régime fiscal de l’entreprise de conseil. En effet, le régime fiscal dépend de la forme sociétaire choisie.

 

3e étape : Choisir les éléments d’identification de l’entreprise : dénomination, logo, siège social

 

La dénomination sociale est le nom porté par l’entreprise. Dans le cadre de société de conseil, la dénomination peut définir son objet social. À titre d’exemple, pour un cabinet de conseil juridique, la dénomination peut être « juris » consulting ». Utiliser l’objet social pour la détermination du nom est névralgique.

Le logo est très important pour la visibilité. Pour ce faire, il convient de suivre un code couleur.

La détermination de l’adresse du siège social est à la fois une obligation légale et une stratégie de communication. En effet, elle contribue à la visibilité de l’entreprise de conseil. Il est ainsi opportun de choisir une adresse de domiciliation stratégique.

 

4e étape : Rédiger les statuts

 

Les statuts correspondent au document de constitution d’une entreprise. C’est la raison pour laquelle son contenu doit mettre en évidence les mentions suivantes : nom, objet social, siège social, capital social, durée, mode de fonctionnement.

En outre, ce document doit être rédigé par acte sous seing privé ou par acte notarié.

Ils doivent être signés par tous les associés.

 

5e étape : Déposer le capital social

 

Le capital social est constitué par les différents apports réalisés par les associés. Étant donné que le capital est une valeur, les apports applicables sont les apports en nature et en numéraire. La loi a supprimé l’exigence d’un capital social minimum.

 

6e étape : Publier un avis de constitution

 

C’est un avis destiné à informer les tiers de l’existence de l’entreprise de conseil. Il doit être publié dans un journal d’annonces légales. Il doit contenir un récapitulatif des informations relatives à la société de conseil.

 

7e étape : Déposer la demande d’immatriculation

 

L’entreprise a le choix entre déposer directement auprès du greffe du tribunal ou déposer au guichet unique du centre de formalité des entreprises. Pour ce faire, il convient de suivre les démarches ci-après :

 

Remplir la demande d’immatriculation

Le formulaire de déclaration doit être complété, signé et daté. Le formulaire à compléter dépend de la forme juridique choisie. Ainsi :

- Pour l’EIRL, il convient de compléter le formulaire PEIRL et le formulaire P0 ;

- pour l’EURL ou la SARL, le formulaire adéquat est celui portant le numéro M0 SARL ;

- pour les autres formes de société (SAS, SA, SNC…), c’est le formulaire M0.

 

Déclarer les bénéficiaires effectifs

L’étape de la déclaration de bénéficiaires effectifs est nécessaire uniquement pour les sociétés pluripersonnelles. Ce qui exclut les sociétés unipersonnelles.

Le bénéficiaire effectif est toute personne physique ou morale qui détient directement ou indirectement plus de 25 % du capital social ou des droits de vote. C’est également la personne qui contrôle les organes de direction ou de gestion au sein de l’entreprise.

 

Fournir les pièces justificatives

Ce sont notamment :

- Un exemplaire des statuts ;

- Une attestation de dépôt de fond ;

- Une attestation de parution ;

- Un justificatif de jouissance de local.

 

 

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