Il peut arriver à un moment donné qu’un entrepreneur songe à céder ou à vendre son entreprise pour des raisons qui peuvent être nombreuses et distinctes les unes des autres.

Au moment de vendre, il faut toujours faire preuve de professionnalisme parce que c’est une grande décision impliquant à la fois stresse et excitation. En effet, il n’est pas évident d’identifier exactement la procédure par laquelle l’entrepreneur doit commencer ni de savoir le moment opportun pour procéder à la cession.

Cet article sera dédié à cela, il parlera notamment des six conseils les plus précieux concernant cette étape clé dans la vie d’un créateur d’entreprises.

 

Les potentielles raisons poussant un entrepreneur à vendre son entreprise

 

Avant tout, précisons que plus la cession ou la vente est anticipée et préparée, plus cette étape a de chances de réussir. Nous allons voir dans cette première partie diverses raisons qui peuvent pousser l’entrepreneur à vendre son entité.

 

Une vente motivée par des raisons économiques

C’est sans doute la première raison qui motive fréquemment un entrepreneur à vendre sa société. En effet, quand une entreprise est au sommet de sa croissance, cela offre une opportunité indéniable pour son créateur de gagner beaucoup d’argents.

Aussi, le fait de procéder à la cession d’une entreprise en faillite ou en régression économique offre également l’opportunité de régler les différents prêts octroyés par les établissements de crédit ou par d’autres tiers.

Certes, le dirigeant dans ce cas ne sera pas dans les bonnes dispositions pour vendre ou pour négocier, mais il peut cependant identifier les gros investisseurs ou d’autres grands entrepreneurs qui veulent à tout prix reprendre un savoir-faire.

 

Une cession en vue d’une retraite ou d’un changement de carrière

Après des années de dur labeur et de travail acharné, il arrive qu’un entrepreneur songe à vendre son entreprise, même si cette dernière est toujours aussi active sur le marché.

Pour bénéficier d’une belle retraite anticipée, il pourra très bien négocier une belle somme et se trouverait même en position de force parce que sa société n’a pas de difficulté financière apparente et que tout semble fonctionner normalement.

Dans ce cas, la patience doit être son point fort puisque ce genre d’opération peut prendre du temps (deux années en moyenne). Par ailleurs, un changement de carrière peut également être la cause de cette cession.

Cela peut être dû par la naissance d’une nouvelle idée de projet ou encore par le fait qu’au bout d’un moment, la lassitude apparaît.

 

Les conseils les plus importants à suivre avant de se lancer dans la vente de son entreprise

 

Une très bonne anticipation de l’opération de vente

Comme il a été brièvement susmentionné, une bonne préparation est l’une des clés de réussite d’une cession ou d’une vente d’entreprises. En effet, il est essentiel de prendre du recul afin de bien identifier la valeur de la société en question pour en obtenir un prix idéal.

Par la même occasion, il convient de procéder à diverses évaluations afin de bien préparer les nombreuses négociations à venir. 

Quand on parle d’évaluations, on fait notamment référence à l’analyse du marché, des services et de la clientèle, mais on évoque aussi un diagnostic financier et comptable (dettes, créances, etc.) et une évaluation au niveau juridique (les contrats en cours, les marques déposées, etc.).

En fin de compte, ces actions mèneront à élaborer des argumentations sur les points faibles et les points forts de la société au moment de négocier.

 

Identifier le prix de vente idéal ou le juste prix

Pour bien effectuer cette étape cruciale afin de trouver un prix juste et cohérent, il est essentiel de rechercher une fourchette de prix convenable qui serait favorable pour les deux parties, en utilisant plusieurs procédés. Le premier procédé fait référence à la détermination de la situation nette de l’entreprise afin de savoir précisément sa valeur par l’intermédiaire de ce qu’elle possède concrètement (identifier ses actifs en déduisant ses passifs).

La seconde méthode se base sur la comparaison. Dans ce cas, il convient de comparer la valeur de l’entreprise à céder par rapport à celle de ses divers concurrents.

On utilise souvent des barèmes relatifs au chiffre d’affaires de l’entreprise. Ensuite, une autre façon de trouver le prix idéal est d’évaluer la rentabilité de l’entreprise afin de connaître sa valeur précise.

Les bénéfices seront déterminés en fonction du résultat net qu’affiche la société, selon sa marge brute d’autofinancement ou encore selon son résultat d’exploitation. 

Enfin, la méthode empirique consiste à prendre en considération la capacité d’autofinancement de l’entreprise sur les trois dernières années afin d’estimer ses évolutions futures. Sa valeur correspondra alors au montant des liquidités encaissées ou dépensées par la société pour les années à venir.

 

Attendre le moment opportun pour procéder à la cession

Afin de réussir une opération de vente d’une entreprise, il est également important de choisir le moment idéal, généralement situé en trois différentes phases. La première se situe entre trois à cinq ans précédant la constitution de la société, une période pendant laquelle la rentabilité est en cours de processus, où le chiffre d’affaires reste encore assez limité.

La seconde phase fait référence à une période de transmission, une période à laquelle la rentabilité reste toujours de mise, mais qu’elle se fait d’une manière plus lente par rapport à la première phase (après 10 ans d’activité en moyenne).

Enfin, il arrivera un moment où l’entreprise entrera dans une période d’affaiblissement en matière de croissance, cela veut dire que l’activité exploitée apporte encore de bons résultats, mais que le développement n’est plus à l’ordre du jour.

 

Cibler un acheteur potentiel

Il ne faut jamais se contenter de choisir le premier intéressé qui négocie la vente. Il faut au moins avoir deux repreneurs potentiels afin de pouvoir comparer les offres et choisir le meilleur prix.

À cet effet, il est possible de se tourner vers les amis ou la famille proche afin de trouver le bon acheteur, ou encore se référer à des organismes spécialisés tels que les chambres de commerce par exemple. Aussi, plusieurs sites spécialisés ou des plateformes offrent la possibilité d’identifier un repreneur correspondant à chaque type d’entreprise.

 

Solliciter les services d’un professionnel pour encadrer l’opération de vente

Au moment où le repreneur a été identifié, et qu’on entre dans la phase de transaction, il est primordial et judicieux de faire appel à des professionnels afin d’encadrer ou d’entretenir les opérations de cession ou de vente (précisons que ce type d’opération peut être assez complexe et chronophage).

On parle des professionnels juridiques ou des experts-comptables qui aideront à mieux anticiper les éventuels problèmes.

 

Informer les personnes concernées en interne

Pour tout projet relatif à l’achat ou à la cession d’une entreprise, il est toujours de mise d’informer les personnes concernées par cettedite entreprise. Une opération de ce genre doit en effet être caractérisée par une certaine transparence, il s’agit même d’une obligation pour certaines entités (ayant moins de 250 salariés).

Cette étape est cruciale parce que si elle n’est pas effectuée, l’entreprise pourrait payer une amende à hauteur de 2 % du prix de vente. Aussi, le fait de bien réaliser cette démarche permettrait aux salariés de préparer une offre d’achat par exemple.

 

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